[Achat] BIOMEGA – バイオメガ

Lors de mon dernier passage du coté de la Fnac, mon petit tour dans le rayon manga m’a fait tombé sur la nouvelle série de mangas de Tsutomu Nihei, le créateur de Blame! Je n’ai donc pas résisté et je me suis donc pris les 3 tomes parus à ce jour sur les 6 que compte au totale cette série.
On reste ici dans un univers assez proche de Blame!, un monde futuriste décimé par un virus, un héros qui n’a d’humain que la forme et un style graphique toujours aussi « intense ».
En l’an 3005, après sept siècles d’interruption, une mission de recherche est envoyée sur Mars. Arrivés sur les ruines d’une ancienne colonie laissée à l’abandon, les membres d’équipage y rencontrent une femme.
Mais, alors qu’ils reviennent sur Terre, leur appareil s’abîme en mer et le corps de l’un d’eux est retrouvé flottant dans l’espace et atteint d’un étrange virus (le N5S), dont il répand des spores à la surface de la planète.
Six mois plus tard, sur Terre, l’agent Zoichi Kanoe est envoyé par la Toa Industries sur l’île artificielle de 9J0. Il y découvre une population ravagée par le virus. Ce dernier aura d’ailleurs infecté toute la planète d’ici une quinzaine d’heures.
Source : Wikipedia
L’on n’est pas ici directement lâché à la suite d’un héros au mutisme exacerbé dans une quête qui nous est inconnu. Rien qu’a la lecture de ce petit résumé d’introduction, on voit que l’on a beaucoup plus d’information qu’en temps normal dans une histoire de Nihei. Et que dire des dialogues en « quantité », on est bien loin des déambulations silencieuses dont Nihei nous avait habitué. On y perd en mystère mais on y gagne en lisibilité.

Gare aux loups...
Les tomes se lisent vite. En prenant son temps, on arrive à la dernière page au bout de même pas 20 minutes. Le rythme est vraiment bon, les scènes d’action sont vraiment bien découpées et les passages plus calme sont vraiment superbes, le coup de crayon de Nihei nous scotchant littéralement. Le mélange de constructions gothiques et futuristes donne une ambiance vraiment particulière, un peu surréaliste, à ce manga.
L’atmosphère est moins oppressante que dans Blame!. Contrairement à celui-ci, une grande partie de l’action se passe en extérieur. On étouffe moins et l’action parait plus vivante, ample, surtout dans les scènes de combat à moto. Une superbe moto qui plus est. On regrette vite de ne pas pouvoir la trouver dans le commerce !
On sens que Nihei a voulu se faire plaisir avec cette série et y a mis tout ce qu’il lui plaisait : les structures gothiques, des motos et des zombies. Oui des zombies ! Les personnes contaminées par le virus, bien que transformés en « drones », ressemblent et se comportent comme des zombies.

Zombie ? Non, drone !
Au final, on prends beaucoup de plaisir avec cette nouvelle oeuvre de Nihei. On avale les pages sans reprendre son souffle. Le trait brut et l’action violente, véritable marque de fabrique de ce mangaka, sont au rendez-vous. On aime ou on aime pas mais quoi qu’il arrive, on reconnait tout de suite la griffe du maitre. Un manga à acheter les yeux fermé pour les fans Blame! et une expérience à tenter pour les autres.
Petit détail, il y a aussi un ours qui parle et qui tire au fusil. Qui a dit qu’il n’y avait pas de douceur dans ce monde noir et sale ?!
